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Contrôle systémique: l’IGF mobilise les Gestionnaires des universités et le corps scientifique autour de son plan stratégique triennal 2026-2028

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21 octobre 2026

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L’Inspection générale des finances (IGF) entend associer le corps scientifique, les gestionnaires des universités (recteurs, directeurs généraux et secrétaires généraux académiques), les chercheurs et les experts à la mise en œuvre de son Plan stratégique triennal 2026-2028.

Lancés mercredi 21 octobre à Kinshasa, les travaux de ce séminaire de deux jours visent à recueillir les contributions du monde académique et scientifique autour de sa nouvelle approche du contrôle des finances publiques, axée sur la transformation numérique et la prévention des irrégularités en l’occurrence le contrôle systémique.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, l’inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa, estime que la bonne gouvernance nécessite l’implication de plusieurs acteurs, notamment le monde scientifique.

« Ce thème porte notre double conviction : la bonne gouvernance exige le consentement et la participation du gouvernement. C’est pourquoi nous avons voulu faire ce séminaire avec vous et devant le monde académique. C’est un choix délibéré pour échanger avec ce monde de la réflexion sur un projet que porte l’Inspection générale des finances, afin de débattre et de recueillir vos appréciations et vos apports », a-t-il expliqué.

Au centre de cette réflexion figure le passage du contrôle traditionnel de régularité à un contrôle systémique, une orientation présentée par l’IGF depuis mai 2026. Cette nouvelle approche vise à intégrer les contrôles classiques dans une vision globale du fonctionnement des systèmes de gestion publique.

« L’IGF veut opérer une innovation fondamentale au passage du contrôle traditionnel de régularité au contrôle systémique. Cette nouvelle approche ne remplace pas les contrôles classiques, elle les intègre dans une vision globale », a précisé Christophe Bitasimwa.

Cette évolution repose notamment sur la digitalisation, l’analyse des données et le croisement automatisé des informations financières. Elle doit permettre de mieux identifier les failles dans les systèmes de gestion, les problèmes de traçabilité et les insuffisances dans l’exécution budgétaire, tout en privilégiant la prévention des risques.

Durant les deux jours, six exposés sont prévus autour de thématiques liées à la transformation numérique dans les universités, à l’utilisation des outils digitaux dans la gestion publique, à l’audit interne ainsi qu’à l’interopérabilité des systèmes numériques de l’État.

Ces échanges doivent contribuer à rapprocher l’expertise scientifique des préoccupations liées à la gestion des finances publiques et à favoriser une meilleure compréhension des nouvelles orientations stratégiques de l’IGF.