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Historique de la REGIDESO

Historique de la REGIDESO

La Régie de Production et de Distribution d’eau et d’électricité du Burundi, REGIDESO, en sigle, a été créée le 22 juin 1962 par l’ordonnance législative 053/113. C’est une entreprise à caractère socio-commerciale.

Sa forme juridique et son cadre institutionnel ont évolué avec le temps, passant d’une Administration personnalisée, puis d’un Etablissement Public à caractère commercial et industriel jouissant d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière, à la forme d’une société à participation publique depuis le 5 septembre 1997. Elle est sous la tutelle du Ministère de l’Energie et des Mines. Son capital social est fixé à 55.450.361.914 de Fbu et son personnel s’élève à 1272 agents.

Au moment de sa création, il n’y avait aucune Centrale Hydroélectrique. Elle fournissait de l’énergie électrique grâce à quelques groupes électrogènes pour les centres de l’intérieur, et deux Centrales Thermiques respectivement pour Bujumbura et Gitega et à l’énergie électrique fournie par la CHE RUZIZI 1 via le Poste SNEL. Actuellement la REGIDESO fournit de l’énergie électrique grâce aux centrales hydro-électriques et thermiques. En ce qui concerne l’eau, seules les sources de NTAHANGWA, GATUNGURU et KINUKE alimentaient toute la ville de Bujumbura tandis que les centres de l’intérieur étaient alimentés en eau par l’Agence Internationale de Développement Rural (AIDR).

Avant l’indépendance, les attributions du service de Hydraulique étaient confiées à l’Agence Internationale de Développement Rural (AIDR) avec une mission d’approvisionnement en eau potable à l’intérieur du pays, alors qu’en milieu urbain, le service de production et distribution d’eau et électricité était assurée par la « Régie de distribution d’eau et d’électricité du Congo Belge du Rwanda-Urundi.» 3

De 1962 à 1975 la REGIDESO avait procédait à la mise en place des assises de la société la recherche de partenaires au développement et la réalisation des études d’identification des projets.

De 1975 à 1992 C’était une année de croissance et de grande réalisation d’infrastructures. Avec l’aide de l’Etat et des bailleurs de fonds externes dont l’Allemagne, France, Chine, Banque mondiale etc. La REGIDESO a réalisé un réseau d’infrastructures fiables durant cette période qui lui a permis d’alimenter en eau potable et en électricité tous les centres Urbains du pays.

Depuis lors, la REGIDESO a énormément investi et ses immobilisations ont connu une grande expansion sur tout sur le territoire du Burundi. Sa forme juridique et son cadre institutionnel ont évolué avec le temps, passant d’une administration personnalisée, d’un établissement public à caractère commercial et industriel jouissant d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière à la forme d’une société à participation publique depuis le 05 septembre 1977.

Dans le secteur de l’électricité toutes les centrales hydroélectriques dont dispose le pays (GikongeKayenziBuhigaSanzu MarangaraRweguraNyemanga et la centrale hydroélectrique communautaire de Rusizi) d’une capacité installée d’environ 40 MW ont été construites en cette période. La dernière CHE qui a été mise en œuvre est Nyemanga en 1988 ; cette période correspond également à la construction et la mise en service de grandes lignes de transport et de distribution d’électricité.

Dans le secteur de l’eau cette période a été consacrée à l’accroissement de la capacité de production d’eau et aux réseaux de sa distribution. Il est également indiqué que dès l’indépendance à nos jours ; des progrès remarquables ont été réalisés.

De 1992 à 2004 Les services administratifs, comptables et commerciaux érigés en Direction administratives et celles modifiée en Direction Administrative et Financière en 1978 sont scindés en Direction d’électricité et de l’eau en 1995, Le service des Ressources humaines a été formé en Direction des Ressources humaines dans les années 1995.Signalons que dans cette période l’entreprise a subi la crise sociopolitique qui a causé la destruction d’une partie importante de ses installations.

L’entreprise a éprouvé d’énormes difficultés de reconstruire ses infrastructures et faire face aux travaux de maintenance et entretien parce que les financements avaient tari (épuisés) suite au retrait des bailleurs de fonds alors qu’elle ne dispose pas de capacité propre d’autofinancement.